Journée internationale des droits des femmes : entre engagement et malaise

Le 8 mars c'est toute l'année

8 mars : la journée internationale des droits des femmes me laisse avec un double sentiment entre engagement et malaise.

Engagement, tant ce combat pour l’égalité et la liberté m’est cher. En tant qu’élu, c’est refuser les propos machistes, le sexisme du quotidien,c’est porter le badge « sexisme pas mon genre », c’est rappeler le nombre de violences faites aux femmes chaque jour dans notre pays pour éveiller les consciences via la campagne « mettez du rouge » à laquelle je participe depuis 3 ans. C’est avoir créé une rubrique qui a mis en avant chaque semaine une femme qui fait ou a fait progresser la condition des femmes, son domaine ou la société, en Haute-Garonne, en France ou dans le monde. C’est soutenir les initiatives locales comme Amaz’eaunes qui court contre le cancer du sein et Actions Femmes 31 qui soutient les femmes de plus de 45 ans en recherche d’emploi ou souhaitant créer leur activité. C’est voter avec fierté depuis 2012 les lois contre le harcèlement sexuel, pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, pour la parité dans nos départements, pour faire de l’IVG un droit fondamental qu’on ne peut entraver et toutes les mesures qui font progresser l’égalité entre les sexes.
Malaise en pensant qu’en 2017 il faut toujours, inlassablement, nous battre contre les violences faites aux femmes, contre l’inégalité salariale, contre les stéréotypes, le machisme, le harcèlement. Nous battre pour que le droit à l’IVG ne soit pas entravé, pour qu’il existe ailleurs ainsi que la contraception, nous battre pour que toutes les petites filles dans le monde puissent aller à l’école, que les femmes puissent vivre aussi librement que les hommes. Et la liste est malheureusement loin d’être terminée.
Alors oui, les coups de projecteurs d’un jour, c’est bien, se battre au quotidien c’est mieux.

 

Le 8 mars c'est toute l'année